Agrodièsels

Le biocarburant provient des matériaux organiques qualifiés de renouvelables et non fossiles. L’extraction de l’huile, de l’amidon, de l’alcool, du sucre ou par les biomasses en forme végétale ou animale donne du biocarburant.
Le charbon de bois considéré comme carburant solide, est également une source de biocarburant. Le biocarburant ou agrocarburant en qualité de carburant permet d’alimenter les moteurs des véhicules. Cependant, certaines catégories de moteurs ne sont pas compatibles avec le biocarburant à cause de leurs caractéristiques technique souvent inadaptées à l’utilisation de ce type de carburant.
Les moteurs des véhicules sont parfois adaptés uniquement au pétrole et à ses dérivés. Dans ce cas, on doit procéder à une modification sur le plan technique et adapter le moteur pour qu’il fonctionne avec du biocarburant.
Un autre procédé consiste à l’adaptation du moteur avec le biocarburant naturel, sans passer par une transformation quelconque. L’échange peut être effectué sur une partie ou sur la totalité du moteur comme le cas du moteur Elsbett qui est compatible à l’usage de l’huile pure extraite des plantes.
Le biocarburant est très sollicité actuellement car il permet de préserver l’environnement, en limitant les émissions de gaz à effet de serre. En effet, le recours au carburant végétal contribue à la sauvegarde de la couche d’ozone car il produit moins de gaz carbonique.
Il faut savoir qu’il existe deux types de biocarburants car la première génération n’est pas la même que la seconde génération, même si aucune distinction officielle ne détermine ces deux catégories.
La classification et l’appellation des biocarburants permet de distinguer si le produit est issu d’une technique de fabrication simple ou plutôt complexe. La provenance et la source des biocarburants sur le type de culture que ce soit à vocation générique ou énergétique est nécessaire pour classifier le biocarburant.


«Il faut 232 kg de maïs pour fabriquer 50 litres de bioéthanol», a justifié Jean Ziegler devant les huiles de l’ONU. En résumé, pour un plein de carburant, on prélève la ration alimentaire annuelle d’un enfant. Et Ziegler a rappelé à l’ONU combien la course aux agrocarburants provoque une hausse des prix des céréales dans le monde.
Même si les causes de la hausse des prix alimentaires sont multiples, Ziegler est loin d’être le seul expert inquiet. Dans un vocabulaire moins cru, le Fonds monétaire international ne dit pas autre chose que lui, tout en s’inquiétant des conséquences de ces hausses de prix. Son rapport de prospective d’octobre souligne que les agrocarburants absorberont 60% de la hausse de la consommation américaine de maïs. «L’accélération de la hausse des prix reflète l’usage croissant du maïs et d’autres produits pour la fabrication de carburant, ainsi que des conditions défavorables dans certains pays.» Et le FMI de rappeller que les principaux bénéficiaires des prix élevés cette année ont été des pays riches (Canada, Etats-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande) quand les principales victimes étaient des pays pauvres, ou très pauvres (Bénin, Cap Vert, Ghana, Niger, Bengladesh, Chine, Népal et Sri Lanka). L’organisation internationale réclame aussi l’abolition des barrières protectionnistes érigées en Europe et aux Etats-Unis, qui permettrait de focaliser la production des carburants végétaux dans les pays où elle est à la fois la moins onéreuse, et surtout la plus efficace en terme d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique. (Enfin, à condition, comme le FMI feint de l’ignorer, que les cultures soient conduites dans déforester à tour de bras comme c’est souvent le cas).
Modestement, donc, ce blog s’associe à l’initiative lancée par Jean Ziegler, pour faire que l’éthanol et autre agro-diesels ne deviennent pas une nouvelle arme alimentaire!


Pati